CYCLE D’ATELIERS. Les idées ont une histoire : le péplum de la laïcité. 24 et 31 mars, 7 avril 2022.

Partenaire : Peuple et Culture Marseille, avec le soutien de la Ville de Marseille.
Animation de l’atelier : Sandrine Delrieu (Le Cerese) et Nisrine El Hassouni (Peuple et Culture)
Lieu : Maison pour tous La Pauline. 13010 Marseille, avec un groupe d’habitant(e)s de la Maison pour tous.
Dates : Jeudi 24 mars, jeudi 31 Mars, jeudi 7 avril 2022. 14h 16h.

Présentation des ateliers

https://www.peuple-culture-marseille.org/rendez-vous/les-idees-ont-une-histoire-dou-vient-celle-du-choix-historique-de-la-laicite-en-france/

« Peuple et Culture Marseille s’associe au Cerese pour proposer des ateliers autour de la laïcité.

Ces ateliers s’adressent aux habitants, animateurs, éducateurs, formateurs. Ils proposent un espace d’échange, d’analyses et de pratiques réflexives autour des principes de la laïcité.

Les idées ont une histoire. D’où vient celle du choix historique de la laïcité en France ? 

A partir d’une trame historique documentée, d’un corpus de textes et de films, ces 3 ateliers invitent des jeunes, des parents, ou toutes personnes professionnelles ou bénévoles, soucieux.ses des enjeux contemporains du vivre ensemble à venir partager et nourrir leur réflexion. 

La laïcité à la française et ses principes peuvent parfois à tort être entendus comme une loi, un dogme, une sommation, un rappel à l’ordre qui viendrait en réponse aux tentatives vécues en France depuis 2015 de faire advenir par la terreur, une société soumise aux lois du religieux. Loin d’être un cadre de référence binaire, envisager et penser les principes de laïcité, ses fondements et sa construction dans une perspective historique, critique et en mouvement avec nos réalités peut s’avérer un très riche cadre de réflexion, une boite à outils, permettant des mises en perspectives qui peuvent outiller et favoriser nos capacités de « vivre-ensemble » devenues si complexes aujourd’hui. 

Loin d’être une « arme défensive », la laïcité peut être mal perçue notamment par ceux et celles qui connaissent mal son histoire. Cinq ans après les attentats de 2015 de nombreux personnes, des jeunes notamment, croient que la laïcité a été inventée il y a quelques années pour lutter contre leur.es religion.s, contre eux. Par ailleurs, nombreuses personnes peuvent confondre laïcité et athéisme, pensant que la laïcité a pour mission de discréditer la foi et d’éliminer les religions. Aussi existe-t-il parfois un véritable trouble pouvant mener jusqu’à la haine, nourrie par de multiples frustrations ou colères qui n’ont en réalité rien à voir avec la laïcité. 

Que de confusions ! 

Comment raconter la laïcité ? Et en faire ressentir le sens et les bénéfices collectifs ? 

Dire ce qui est autorisé ou ce qui ne l’est pas dans les services publics et l’espace public ne suffit pas. Poser des affiches et faire signer des chartes ne suffit pas. 
Le « rappel à l’ordre » ne suffit pas. Il ne change rien aux confusions et à ce que les personnes se racontent et ressentent. 
Une autre approche est de raconter et faire ressentir comment une idée nouvelle émerge dans une société, souvent à l’issue de conflits qui l’ont intimement éprouvée. 
Une idée collective nouvelle est le fruit d’un processus qui s’étale souvent sur plusieurs générations, voire des centaines d’années. 

L’épopée de la laïcité

La laïcité que nous connaissons aujourd’hui est le fruit d’une succession d’événements et de choix historiques : la relation tendue entre les représentants du pouvoir temporel (Royauté) et du pouvoir intemporel (Église catholique romaine) dès le 13ème siècle ; la volonté royale de construire un « Catholicisme de France », l’émergence du protestantisme et l’apparition de la notion de pluralité religieuse entre le 16ème et le 18ème siècle ; la révolution française de 1789 et la 1ère république ; les fortes tensions entre différentes opinions politiques (républicains, monarchistes…), classes sociales (nantis, peuple…) ou régions (pouvoir central, périphérie…) ; le déploiement d’une administration gestionnaire sous l’Empire et la lutte contre les féodalités locales ; l’imposition graduelle d’une langue unique sur tout le territoire ; la création d’une école laïque, obligatoire et gratuite à la fin du 19ème siècle pour former l’esprit des futurs citoyens et s’attaquer à l’analphabétisme ; la bataille contre l’hégémonie du pouvoir politique de l’institution catholique qui mena au vote de la Loi 1905 de séparation des Églises et de l’État, etc. C’est-à-dire la construction d’un pays où l’unité du territoire, la citoyenneté de tous et toutes et la construction d’une « raison commune » devient le moteur principal. »

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